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DESCRIPTION SYNTHETIQUE DE L'ACTION
Début 1998 s'est amorcée une réflexion dans le cadre d'une commission informelle « Trait d'Union Insertion » constituée à l'initiative de l'élue chargée des affaires sociales et regroupant le responsable de l'Agence Locale de Développement, le responsable de district EDF, le président de l'Office de Tourisme et actif Insertion il s'agissait de mettre en place une action d'insertion génératrice d'emplois aidés et de proposer aux bénéficiaires du RMI une activité salariée d'intérêt collectif de valorisation du patrimoine naturel et permettre la réouverture des sentiers de randonnées pédestres équestres et cyclistes dont certains avaient disparus sous les labours ou dans les broussailles. Cette proposition a rencontré l'assentiment des partenaires institutionnels et des financeurs qui ont perçu clairement que l'action proposée s'inscrivait dans la lutte contre les exclusions en prenant en considération les projets de développement du tourisme susceptible d'aboutir à la création d'emplois directs et indirects notamment dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration.. Le groupe initial s 'est enrichi de nouveaux partenaires, le Conservatoire du Littoral, GDF, la communauté des Communes de Fécamp, la Fédération Française de Randonnée pédestre, le secteur bancaire s'est aussi impliqué dans ce projet qui avec GDF à apporté les premiers financements. Une équipe de 14 personnes placées sous encadrement technique a été recrutée sous contrat CES. 8 parcours en boucles et à thème ont été ouverts, équipés de tables de pique-nique réalisées en coopération avec les adultes handicapés du CAT de Fécamp. Depuis, les parcours initiaux ont été complétés et les compétences de l'équipe en insertion élargies à l'entretien des berges et du lit des rivières Ganzeville, Valmont et du canal de la voûte. Bien qu'il soit difficile d'évaluer l'impact de cette action sur la durée moyenne de séjour touristique, le nombre sans cesse croissant des randonneurs croisés sur les sentiers, l'image favorable de « Chemins Faisant » dans la population fécampoise qui apprécie les travaux d'entretien réalisés, l'offre et la demande croissante d'animations « nature » dans le cadre scolaire et hors cadre scolaire qui s'appuient sur les parcours, les sentiers les espaces naturels rendus accessibles, confirment la nécessité de maintenir cette action qui répond à la fois aux exigences de l'IAE et aux ambitions de développement local.
Les publics accueillis sur l'action « Chemin Faisant » sont inscrits dans le dispositif RMI ou bénéficiaires de minima sociaux, l'encadrement de cet atelier est assuré par un professionnel de la gestion des espaces naturels, le chantier d'insertion est un lieu de reconstruction sociale, d'apprentissage et de valorisation personnelle où les bénéficiaires se trouvent confrontés à la réalité du monde du travail tout en rompant l'isolement fréquent chez les personnes exclues de l'emploi. Cette action d'insertion s'appuie depuis sa création sur de multiples partenariats avec l'Office Intercommunal du Tourisme, La Communauté des Communes de Fécamp la Fédération de randonnées Pédestres, le Syndicat des rivières Ganzeville et Valmont et la ville de Fécamp. Outre l'opportunité qui est offerte aux salariés d'acquérir sur le terrain des compétences et des savoir-faire dans les domaines de la gestion des espaces naturels, la coopération qui s'est établie avec le CFPPA d'Yvetot a permis de proposer une formation dont le coût est pris en charge par UNIFAF et d'inscrire les salariés dans une dynamique positive de formation dont la conclusion, pour certains sera l'entrée en formation qualifiante en fin de l'année 2007 et pour d'autres, limité à l'obtention des Unités de Valeurs capitalisables 11 et 12, entrant dans le CAPA Entretien de l'Espace Rural.
Dans le cadre de conventions signées avec le SPIP, la PJJ et le CEH, l'association qui a pris une part active dans la mise en place de l'Observatoire du TIG, accueille des adultes et des jeunes sous main de justice.
La méthodologie Chantier d'insertion propose aux bénéficiaires l'axe accompagnement social mobilisant les ressources internes de l'association et du réseau et l'axe chantier d'application qui, en mettant en situation de travail le salarié en insertion, facilite la formulation ou la confirmation du projet professionnel, l'acquisition de compétences, une familiarisation avec des conditions de travail proches de celles de l'entreprise et par là même, la réappropriation par le salarié des exigences liées à l'emploi, constitue une étape du parcours d'insertion ouvert sur l'emploi ou si nécessaire vers d'autres dispositifs de l'IAE
PARTENARIAT
le partenariat s'appuie sur les spécificités et les compétences des professionnels du réseau. Localement, cette conception du partenariat s'est développée en s'inscrivant dans une volonté partagée par tous, par un accord tacite et une participation active des intervenants sociaux, institutionnels et professionnels. Les acteurs locaux ont acquis une connaissance approfondie des dispositifs présents sur la zone, une représentation précise de leurs compétences facilite l'orientation des bénéficiaires. Cette conception du travail en partenariat nécessite de la part des intervenants une permanente veille informationnelle, disponibilité et réactivité. Le partenariat est bien au cœur de l'accompagnement des publics en difficulté, un repérage et une analyse des problématiques, une concertation facilitée par la connaissance réciproque des ressources des acteurs permet de répondre aux difficultés que rencontrent les publics bénéficiaires des actions d'insertion. Le partenariat tel qu'il s'est constitué sur le secteur facilite le traitement des situations, le feed-back entre intervenants sociaux permet une répartition cohérente et complémentaire des points à traiter dans une problématique complexe. Le bénéficiaire, placé au cœur du dispositif, accompagné dans sa démarche d'insertion, soutenu par les ressources du réseau coordonnés par l'accompagnateur social du chantier d'insertion, peut plus facilement devenir acteur de son projet.
EFFETS ATTENDUS DE L'ACTION SUR LES PRIORITES COMMUNAUTAIRES
Égalité entre les femmes et les hommes
les échanges entre les salariés, le chef de chantier, la conseillère en insertion professionnelle, permettent de communiquer sur la validité de certaines idées ancrées culturellement, sur la place, le rôle des femmes dans le groupe et plus largement la société et de proposer des alternatives. Actif insertion, porteuse de deux chantiers bâtiment, d'un chantier espaces verts et d'un chantier couture a toujours ouvert ses actions à des femmes sur des métiers considérés comme non spécifiquement féminins ou à des hommes sur des métiers considérés comme féminins.
Technologies de l'information et de la communication
Insertion des jeunes
une des difficultés majeures dans l'accès à l'emploi des jeunes est l'exigence quasi généralisée des employeurs, d'une première expérience professionnelle, d'une qualification reconnue. Cette situation amène ce type de public à être exclu du marché de l'emploi. Le chantier d'insertion peut apporter une première expérience, une remise à niveau technique et une familiarisation avec le métier et le milieu professionnel. Il s'agit aussi de valoriser l'expérience professionnelle acquise dans les chantiers d'insertion auprès des entreprises par une communication adéquate : réunions, visites de chantiers, échanges etc.... pour éviter l'effet négatif induit par certaines idées reçues concernant les publics accueillis sur ces actions. En outre, actif insertion accueille dans le cadre de conventions conclues avec la PJJ et le CEH des jeunes devant effectuer un TIG ou une peine de réparation.
Insertion des travailleurs expérimentés
Actif insertion sur les différentes actions qu'elle propose au public visé : bénéficiaires du RMI, ayant droits ou bénéficiaires des minima sociaux, une reprise d'activité professionnelle leurs permettant de valider un choix, d'acquérir des compétences, de se réapproprier les exigences liées à l'emploi, de bénéficier d'une formation complémentaire en rapport avec le projet individuel ou avec le projet d'établissement. Sur les chantiers d'application confiés par les collectivités territoriales et les donneurs d'ouvrage qui apportent leur soutien financier à la mise en situation des salariés en insertion, un travail de resocialisation d'acquisition de savoir faire et de compétences peut avoir lieu dans une dynamique qui intègre la notion de productivité pondérée. Le chantier d'application est un lieu où l'on passe de la théorie à la pratique des règles de l'art, à leur mise en oeuvre. Les chantiers d'application sont aussi « la vitrine » des activités et des compétences des salariés en insertion, un lieu de présentation où sont conviés les employeurs potentiels, représentants des entreprises ou du travail temporaire. Sur le chantier d'insertion Chemins Faisant dont l'action concerne la protection de la nature et de l'environnement et la valorisation des espaces naturels , l'activité de production est représentative des capacités individuelles et collectives, le choix éventuel des employeurs ne s'établit pas exclusivement sur des compétences professionnelles précises acquises sur le terrain ou en formation, mais aussi sur la capacité des salariés à transférer leurs savoir faire.
Protection de l'environnement
Les différents travaux confiés par les donneurs d'ouvrages, la Communauté des Communes de Fécamp, le Syndicat des rivières Ganzeville et Valmont, contribuent, par l'entretien des sentiers de randonnées pédestres, l'installation de rigoles, le curage des fossés, l'installation de ralentisseurs de ruissellement, le balisage, à la protection du couvert végétal et à la limitation des effets érosifs du ruissellement. Le travail effectué, sous contrôle de la garde rivière, sur les berges et leurs lits, le fascinage tressé, la transplantation de végétaux ligneux et non ligneux, le curage sous avis administratif, la levée des embâcles, limitent les risques d'inondation et de pollution notamment de la zone portuaire.
Insertion des personnes handicapées
Si la démonstration est faite que la situation de handicap n'obère pas les chances d'insertion professionnelle du travailleur bénéficiant d'une reconnaissance CDAPH, si le travail de production sur lequel s'appuie l'action de resocialisation et de formation pratique n'est pas incompatible avec le handicap du postulant, actif insertion peut intégrer dans son effectif les travailleurs handicapés. Le travail de recrutement et d'intégration de cette catégorie de public se fait en coopération avec CAP EMPLOI.
OBJET DU CHANTIER
Exclus durablement du marché du travail les publics visés par cette action doivent, avant d'aborder l'emploi en entreprise, régler les difficultés auxquelles ils se trouvent confrontés. Si la quantité des offres d'emploi ouverte aux chômeurs longue durée est inégale d'un bassin d'emploi à un autre il est important, pour optimiser les chances de recrutement des publics relevant du dispositif chantier d'insertion, désavantagés par leur situation, de prendre en considération en concomitance à l'activité de production les spécificités de ces publics, afin de réduire efficacement les freins à l'insertion qui auront pu être repérés lors de l'entretien de recrutement ou lors de l'orientation avec les services sociaux du département ou du CCAS. Des problématiques souvent complexes nécessitent l'activation de relais partenariaux sous la coordination du conseiller en insertion professionnelle. Un travail d'analyse concerté permet de développer une stratégie, de mettre en place un parcours d'insertion mobilisant les différents outils présents sur le secteur et qui s'avéreraient nécessaires à la réalisation du projet établi avec le salarié.
Le chantier d'insertion, outre l'intérêt pédagogique qu'il représente sur le plan de l'acquisition de compétences techniques, du travail de resocialisation, ou comme lieu d'expression ou de confirmation du projet professionnel est le lieu de révélation des difficultés empêchant le retour à l'emploi ou le compromettant. De ce fait, il impose une prise en charge commune , chef de chantier / conseiller en insertion professionnelle. Chacun dans sa zone d'intervention prendra en charge l'aspect de la problématique qu'il peut traiter. Le chef de chantier sur les points touchant le comportement, la motivation,^le savoir faire, l'apprentissage alterné théorie/pratique des métiers exercés dans la structure. Le conseiller en insertion professionnelle aura à régler les questions liées aux relations du salarié avec l'administration, les institutionnels, la santé, le logement, la mobilité, le surendettement....... Le conseiller aura à harmoniser les démarches entreprises notamment, les relations avec les acteurs locaux impliqués dans le suivi global du salarié en insertion. Certains champs d'intervention sont communs au chef de chantier et au conseiller en insertion professionnelle, particulièrement celui de l'emploi. Si le chef de chantier est en mesure en appliquant les procédures d'évaluation de faire ressortir les point forts, les points faibles, les savoirs faire transversaux acquis par le salarié, le conseiller en insertion professionnelle planifie et contrôle la démarche TRE
Lors de la visite d'employeurs potentiels le chef de chantier présente les salariés jugés aptes à sortir du dispositif chantier d'insertion
Le volet chantier d'application du chantier d'insertion permet de repérer les lacunes techniques, comportementales, d'appréhender les éventuelles difficultés d'apprentissage, d'adapter les contenus pédagogiques et de proposer une formation extérieure répondant aux besoins des salariés. L'accompagnement social animé par le conseiller en insertion professionnelle permet de développer, dans la cohérence des moyens mobilisés, une stratégie dont l'objectif est d'aboutir en priorité à l'insertion professionnelle en entreprise, à la formation. Pour les salariés les plus éloignés de l'emploi, le chantier d'insertion permet de marquer l'arrêt du processus de désinsertion sociale et professionnelle.
DONNEUR D'OUVRAGE
L'équipe Chemins Faisant intervient pour le compte de la Communauté des communes de fécamp sur des ouvrages d'entretien du parcours de randonnées. 150 km sont actuellement traités. Une convention est signée annuellement avec le donneur d'ouvrage qui définit les conditions d'exécution, subvention, cahier des charges. L'équipe Chemins Faisant intervient dans les mêmes conditions pour le compte du Syndicat des Rivières de la Ganzeville et de la Valmont ainsi que pour le compte de la Ville de Fécamp sur des ouvrages planifiés d'entretien des rives du canal de la Voûte , ce donneur d'ouvrage apporte également une subvention de fonctionnement à Actif Insertion.
ORGANISATION DE LA PRODUCTION
L'organisation des chantiers d'application s'appuie sur des travaux à réaliser pour le compte de trois donneurs d'ouvrages : la Communauté des Communes de Fécamp, le Syndicat des rivières Ganzeville et Valmont, la Ville de Fécamp. La nature des ouvrages à réaliser, les conditions de leur réalisation sont fixées dans une convention conclue entre Actif Insertion et le donneur d'ouvrage dans laquelle est fait rappel l'objet social de l'association. A l'article premier de la convention il est stipulé : Le donneur d'ouvrage adhère à la philosophie de l'association et lui confie des ouvrages conformes aux exigences des objectifs pédagogiques. Le chantier d'application est avant tout un lieu de formation et de resocialisation sur lequel s'appuie l'action d'insertion de l'association.......... Une travail préparatoire qui aboutira à la rédaction du cahier des charges inclus dans la convention, s'effectue en lien avec le donneur d'ouvrage, qui prévoit les travaux à réaliser les fréquences de passages par zone. Pour le Syndicat des Rivières en particulier, un dispositif d'alerte et de mobilisation rapide de l'équipe en cas de risques d'inondation accentué par les embâcles est prévu. Les salariés de l'équipe Chemins Faisant acquièrent des compétences dans le domaine de la gestion des espaces naturels par confrontation avec des situations d'apprentissage variés. Les différents travaux à réaliser permettent de mettre en oeuvre les qualités repérées et de faire évoluer les savoir faire en positionnant chaque salarié sur des ouvrages en tenant compte des compétences acquises ou à acquérir.
Dans son activité usuelle l'équipe Chemins Faisant intervient sur des travaux de débroussaillage, d'élagage léger, de tonte des parties médianes des sentiers, sont également réalisés des travaux plus lourds d'installation de tables de pique nique de création de pas d'ânes ou d'escaliers, la pose de garde-corps dans les zones difficiles. La coordination de ces travaux se fait avec l'agent d'animation de l'Office Intercommunal du Tourisme. Sur les berges des rivières Ganzeville et Valmont des travaux de refaçonnage des rives, leur végétalisation, la réalisation et la pose de fascinages tressés, la transplantation d'osiers de saules, la pose de boudins d'héliophytes sont effectués sous contrôle de la garde rivière et parfois pour des ouvrages lourds de désenvasement, après répartition des taches, en coopération avec une entreprise privée. A un rythme annuel des travaux de faucardage sont effectués sauf à ce que paraisse un arrêté préfectoral. L'équipe Chemins Faisant fait partie du dispositif d'alerte éventuellement mobilisable par la garde rivière, les services municipaux ou intercommunaux compétents
Un suivi technique et d'évaluation est mis en place avec le donneur d'ouvrage, des rencontres régulières sont programmées en phase d'élaboration et de réalisation des travaux.
MISE EN ŒUVRE DE LA FORMATION DES BENEFICIAIRES
Le Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole et Agroalimentaire d' Yvetot est intervenu dans le courant du premier semestre 2007 auprès des salariés de l'équipe chemins faisant. Ce centre de formation propose une démarche adaptée aux salariés des chantiers, il propose de se baser sur les compétences et savoirs acquis pour étayer l'action pédagogique et de développement de la formation. Afin de contourner le frein de la mobilité, les formateurs animent les modules de formation sur le lieu de travail. Les salariés sous contrat CA ont préparé les UC 11 et 12 du CAPA entretien de l'espace rural Le coût de la formation est pris en charge à 100 % par UNIFAF
Pour l'année 2008 et suivante l'association maintiendra la dynamique de formation en mettant en place des actions individuelles ou collectives pour peu qu'elles répondent aux souhaits des salariés et à la réalité du marché de l'emploi. La formation a permis aux salariés de l'équipe Chemins Faisant d'enclencher une démarche positive de sortie de l'exclusion.
MISE EN ŒUVRE DE L'ACCOMPAGNEMENT SOCIAL ET PROFESSIONNEL DES BENEFICIAIRES
L'accueil : lors de son arrivée sur la structure, le(a) salarié(e) est reçu(e) par l'animatrice chargée de l'accompagnement social, elle décrypte pour lui (elle) le dispositif en l'illustrant avec des exemples précis, lui permettant de visualiser la plus value apportée par la mesure. Elle répond à ses interrogations, lui fait part du fonctionnement et lui présente le règlement intérieur du chantier.
La phase d'écoute, d'évaluation et de diagnostic : lors de cette phase, l'animatrice est à l'écoute du salarié(e), elle doit l'aider à verbaliser son parcours en établissant un climat de sécurité et de confiance mutuelle. L'écoute est essentielle, chaque parole engage et cet échange d'informations instaure nécessairement une relation de confiance. La personne suivie livre son histoire, en contrepartie l'animatrice de l'accompagnement social lui apporte l'aide et soutien dans sa démarche. Il est ensuite possible de procéder à une évaluation précise des difficultés et de percevoir quels sont les points de blocage et les freins à l'insertion sociale et professionnelle .
La phase de formulation des objectifs : une fois le diagnostic effectué, il est alors plus facile d'aider la personne à formuler ses besoins et ses envies, le travail de l'animatrice vise à inscrire dans la réalité les objectifs ciblés. Les priorités sont alors définies et on établit une feuille de route qui permettra de baliser le parcours d'insertion envisagé.
Avec elle, est tentée la levée des freins listés, effectuées les démarches administratives, sociales sanitaires ou professionnelles inhérentes à la problématique. En fonction des besoins repérés, une orientation au sein du réseau peut avoir lieu. L'animatrice intervient, sollicite l'intervention des différents partenaires en fonction de leurs spécificités. L'animatrice de l'accompagnement social est le relais des dispositifs locaux elle coordonne l'action d'accompagnement global, elle évite chez la personne suivie, égarée dans les différents dispositifs sociaux, l'émergence d'un sentiment d'isolement.
La phase d'évaluation des objectifs : des points réguliers sont effectués qui permettent d'évaluer le niveau de réalisation des objectifs listés initialement. L'animatrice de l'accompagnement social peut constater l'évolution des situations, des difficultés rencontrées et ainsi recadrer le projet initialement formulé.
Cette progression modulable permet à la personne accompagnée de se reconstruire par paliers successifs et d'éviter que les difficultés rencontrées sur le parcours induisent un sentiment d'échec.
Ces différentes étapes du parcours ne s'établissent pas toujours linéairement elles peuvent être mises en place de façon alternée. L'animatrice de l'accompagnement social dispose d'outils d'évaluation notamment, du logiciel informatique ROM
Réunion : chaque semaine une réunion de synthèse a lieu entre le chef de chantier et l'animatrice chargée de l'accompagnement social et professionnel, ces réunions ont pour objectif de tenir informée l'accompagnatrice de l'avancée des chantiers et de l'implication des salariés dans les ouvrages qui leurs sont dévolus. Les difficultés rencontrées sont pointées pour permettre d'affiner la prise en charge. Le chef de chantier est également informé de la nature, des objectifs et de la périodicité des entretiens individuels mis en place avec les salariés.
RESULTATS ATTENDUS
Dans le cadre des activités pratiques, il s'agit d'amener les salariés en insertion à se réapproprier les exigences liées à l'emploi, à retrouver dynamisme et appétence pour une activité professionnelle à acquérir des compétences et des savoir faire, il s'agit aussi de faciliter l'émergence d'un projet professionnel, de favoriser par l'implication des donneurs d'ouvrages dans le fonctionnement des chantiers d'application et la mise en place d'activités annexes, visites, activités sportives, participation collective ou individuelles à des animations, l'intégration socioculturelle de personnes recrutées sur cette action.
Dans le cadre de l'accompagnement social, sont déterminés, à partir de la volonté du bénéficiaire et en partenariat avec les services compétents, les objectifs et les solutions à apporter aux difficultés rencontrées par le salarié, faisant obstacle à son insertion, le chantier d'insertion fonctionne sur le principe d'un service offert à la population en situation d'exclusion.
Les critères de recrutement ne reposent pas sur la recherche absolue de statistiques favorables à l'association en terme de sorties positives, mais sur sa capacité de réponse et l'adéquation des moyens dont elle dispose par rapport aux problématiques des postulants. Les effets pédagogiques et éducatifs visent non seulement le salarié en insertion dans son environnement social mais aussi l'environnement familial de celui-ci. Le chantier d'insertion est un lieu où la personne est prise en considération dans sa globalité, un lieu ou des solutions sont proposées où est mis en place un accompagnement qui tient compte des compétences et des ressources du réseau . Le chantier d'insertion en apportant un emploi, apporte un statut social, celui de salarié, une activité professionnelle orientée vers la réalisation d'ouvrages utiles à la collectivité et reconnus comme tels.
Des variations en terme de sorties vers l'emploi peuvent exister d'une année à l'autre du fait de ce principe de recrutement. Une estimation qualitative du résultat reposant exclusivement sur des données statistiques restrictives ne pourrait apporter qu'une vision faussée du travail effectué par le salarié en insertion et l'effet produit sur son environnement. En conséquence les mesures d'évaluation doivent porter sur les insertions en entreprises, les entrées en formation et sur la limitation réelle des risques de désinsertion sociale et professionnelle.
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